Avez-vous déjà expérimenté des pensées intrusives et effrayantes qui surgissent de nulle part, souvent violentes, et qui peuvent nous faire douter de nous-mêmes ? Imaginez tomber sur les rails du métro, ou jeter son bébé par la fenêtre. Ces phobies d'impulsion peuvent survenir chez toute personne, et en général elles portent sur nous-mêmes si nous n'avons pas d'enfant, et concernent ensuite notre bébé lorsque l'on est parent. Bien que terrifiantes et particulièrement déstabilisantes, ces pensées arrivent à beaucoup de personnes, et n'indiquent aucunement que nous passerons à l'action violente qui nous vient en tête. Je vous donne 3 astuces pour apaiser ces phobies d'impulsion.

Extérioriser
Si l'on n'a pas de certitude scientifique sur l'origine des phobies d'impulsion, l'une des probables explications serait une peur générée par notre cerveau pour, précisément, nous inciter à nous mettre en sécurité, ou sécuriser nos petits enfants.
Comme pour toute forme d'anxiété, il est intéressant de l'extérioriser pour s'en libérer :
- Ecrire ses pensées effrayantes et les émotions qu'elles nous provoquent pour les sortir de notre tête
- Verbaliser auprès de proches ou de thérapeutes pour se rassurer
- Pratiquer une activité physique pour dépenser l'énergie générée par l'angoisse
Prendre de la distance
Ces pensées sont courantes et sans gravité
Il est crucial de prendre conscience que ces phobies d'impulsion ne reflètent pas vos véritables intentions et qu'en réalité, vous ne souhaitez faire de mal à personne, ni à vous ni aux autres. Elles apparaissent dans des moments de stress, de fatigue ou de vulnérabilité émotionnelle. Vous pouvez donc prendre ces flashs assez violents comme le signal qu'il est temps de vous reposer et de prendre soin de votre santé mentale.
S'éloigner de toute culpabilité
Ces pensées ne signifient en aucun cas que vous êtes une mauvaise personne. Au contraire, elles surgissent le plus souvent parce que vous faites preuve de bienveillance et d'attention, et que vous vous inquiétez du mal qui pourrait arriver aux personnes que vous aimez (y compris vous).
Ces idées automatiques, non volontaires de votre part, et clairement non désirées, doivent donc être reconnues pour ce qu'elles sont : l'expression d'une anxiété. Et tout ce dont vous avez besoin est de prendre soin de vous pour vous sentir plus paisible.
S'autoriser l'introspection
Si ces phobies d'impulsion sont envahissantes et/ou particulièrement difficiles à vivre, pensez à consulter votre thérapeute, ou votre médecin traitant, si toutefois une médication devait être mise en place pour vous aider.
En attendant, vous pouvez vous réapproprier vos pensées et ressentis grâce à quelques pratiques que vous pouvez mettre en place au quotidien :
L'Auto-hypnose pour canaliser ses pensées
Vous le savez : l'auto-hypnose est ma pratique fétiche ! Elle permet de focaliser ses pensées sur quelque chose qui nous fait du bien. De cette façon, on va pouvoir chercher quelles pensées nous aideraient à apaiser l'anxiété liée aux phobies d'impulsion :
- Un souvenir agréable pour se détendre
- Des suggestions pour booster la confiance en soi
- Une image relaxante pour favoriser le repos
La Sophrologie pour se relaxer
La sophrologie permet de se détendre, à la fois par le corps et par l'esprit. Des mouvements doux, de la respiration contrôlée et des visualisations agréables, pour maximiser le calme et le relâchement.
La Méditation de pleine conscience pour accepter
La pleine conscience consiste à focaliser son attention sur ce qui se passe ici et maintenant, autrement dit, prendre conscience de nos ressentis agréables et désagréables. Cela permet de réaliser que l'on a des ressentis agréables dans le moment présent, et aussi d'accepter ce qui est inconfortable, et en particulier les éventuelles idées angoissantes. Qu'elles ont le droit d'exister mais ne représentent qu'une infime partie de nos pensées, et surtout, qu'elles finissent par passer.
Mon anecdote perso
Je vous fais une confidence : en devenant maman, j'ai connu une forme d'angoisse proche des phobies d'impulsion. J'ai eu des pensées intrusives, des flashs, d'événements dangereux touchant mon bébé, et pour lesquels je n'étais pas en mesure de la protéger.
Par exemple : Si notre immeuble s'effondre, comment fais-je pour sauver ma fille ? Et si on me vole ma poussette à l'arrachée, avec mon bébé dedans ?
La différence avec les phobies d'impulsion est que je ne me voyais pas faire du mal à mon bébé, mais je me voyais impuissante à protéger mon bébé du danger. Cela a occasionné une grande anxiété car je prenais conscience de mes limites pour maintenir mon bébé en sécurité.
C'est précisément cette prise de conscience qui m'a libérée de ce genre de pensées. Même si j'ai encore une sorte d'hyperconscience des dangers, cela n'affecte plus mon état émotionnel.
Faites-vous accompagner
Ne restez pas seule face aux phobies d'impulsion, surtout si elles sont nombreuses, fréquentes, ou qu'elles vous créent des difficultés dans votre quotidien. Il y a plein de choses à faire pour vous sentir mieux !